Allaiter 6 mois de plus, éviterait 25 000 cancers du sein chaque année

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Cancer du sein : allaiter 6 mois de plus éviterait 25 000 cancers du sein chaque année

 

 

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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme : 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein. Certains facteurs de risques sont déjà bien connus : la prédisposition génétique familiale avant tout, mais également la puberté précoce, la ménopause tardive, et l’absence de grossesse… Parmi les facteurs de protection, on retrouve l’allaitement.

L’équipe du Pr Valérie Beral du Centre de recherche sur le cancer d’Oxford a prouvé scientifiquement qu’un allaitement prolongé diminue le risque d’apparition de ce cancer avec une méta analyse de la littérature parue en 2002.

 

« Plus les femmes allaitent longtemps, plus elles sont protégées contre le cancer du sein. L’absence ou la courte durée de vie de l’allaitement maternel typique des femmes des pays développés contribue largement à la forte incidence du cancer du sein dans ces pays. »

 

Etude sur les bienfaits de l’allaitement

Les chercheurs ont ainsi réuni les données de 47 études réalisées dans 30 pays différents, et portant au total sur près de 150 000 femmes :

  • Un tiers d’entre-elles étaient des « cas », c’est-à-dire des femmes ayant eu un cancer du sein,
  • Les autres (deux tiers) étaient des « témoins », c’est-à-dire des femmes ne présentant pas de cancer du sein.

Sur cette population artificiellement reconstituée, les chercheurs ont trouvé que :

  • L’absence de grossesse était un facteur de risque : les femmes ayant un cancer avaient eu, en moyenne, moins d’enfants que les autres femmes (2,2 contre 2,6 enfants par femme).
  • Concernant l’allaitement, les chercheurs ont retrouvé que :
  • Les femmes présentant un cancer avaient allaité moins souvent (71% contre 79%), et moins longtemps que les témoins (8-9 vs 6-15 mois)
  • Le risque de cancer était diminué de 4,3 % pour une année d’allaitement supplémentaire (sachant que le risque était déjà diminué de 7 % pour chaque naissance).

Bien entendu, il s’agit de données statistiques, qui n’ont de valeur que pour un groupe de personnes. En effet, au niveau individuel il est possible qu’une femme ayant eu de nombreux enfants et ayant allaité plusieurs années développe un cancer du sein par la suite, comme il est possible qu’une femme sans enfant n’ait pas de cancer. En revanche en moyenne, la première (femme ayant eu plusieurs grossesses) a moins de risques que la seconde (femme sans enfant) de développer un cancer du sein.

 

Les chercheurs expliquent que si toutes les femmes allaitaient 6 mois de plus dans les pays occidentaux, on pourrait éviter 25 000 cancers du sein chaque année.

 

« Plus les femmes allaitent longtemps, plus elles sont protégées contre le cancer du sein. L’absence ou la courte durée de vie de l’allaitement maternel typique des femmes des pays développés contribue largement à la forte incidence du cancer du sein dans ces pays. »

 

Les vertus de l’allaitement

Si le choix de l’allaitement relève bien entendu d’une liberté individuelle et d’un choix propre à chaque mère et à chaque naissance, les vertus de l’allaitement dans les premiers mois de l’enfant sont bien connues :

  • Le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins du nourrisson et de l’enfant jusqu’au sevrage.
  • Sa composition évolue dans le temps pour correspondre à ces besoins.
  • Il contient, notamment dans les premiers jours, des anticorps qui vont le protéger contre les infections, etc.

En revanche, les chercheurs n’avancent pas d’explication évidente entre l’allaitement et la diminution du risque de cancer du sein. Deux pistes sont cependant évoquées :

  • La sécrétion de prolactine (hormone responsable du développement et du maintien de la lactation) pendant l’allaitement pourrait être bénéfique,
  • Ou la diminution de la sécrétion d’hormones féminines qu’elle entraîne aurait un effet favorable.

Quoi qu’il en soit, les autorités de santé (comme l’OMS) affirme que : « l’allaitement exclusif au sein est recommandé jusqu’à l’âge de six mois. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par une autre alimentation ».

 

L’étude est téléchargeable dans son intégralité ici

 

Sources

https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M18-1323

https://www.journals.elsevier.com/annals-of-oncology

https://www.who.int/nutrition/topics/exclusive_breastfeeding/fr/

– https://www.who.int/features/factfiles/breastfeeding/fr/

 

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